Témoin de la Miséricorde à l’époque de la Révolution, Marie-Thérèse de Lamourous fonde les soeurs de la Miséricorde en 1800 à Bordeaux dont la mission se poursuit aujourd’hui.

En 1789, Bordeaux connaît le “fanatisme” de la Révolution et la résistance catholique. Marie-Thérèse de Lamourous occupe, dans l’histoire religieuse de ce temps, une place importante.

Née à BARSAC (Gironde), le 1er novembre 1754, alors âgée de 35 ans, mûrie par les épreuves, mue par une grande force intérieure, douée d’une intelligence ouverte et avisée, son grand dynamisme va lui permettre de maîtriser des situations difficiles. Très liée à l’élite du Clergé bordelais, elle s’engage au service des Prêtres réfractaires.

Un décret du 16 avril 1794 oblige les nobles à s’éloigner des places fortes et des villes maritimes. Marie-Thérèse et son père se retirent au Pian Médoc . Le domaine de l’Ermitage couvre de nombreux hectares de bois, prairies, vignes… au milieu desquels on peut visiter encore de nos jours la “Maison du Berger “.

La naissance de son oeuvre

La Révolution à peine achevée, Mademoiselle de Lamourous, sur les conseils du Père Chaminade, son Directeur spirituel depuis 1784, se consacre au relèvement moral et à la réinsertion sociale des femmes que la misère avait contraintes à la prostitution pour survivre.


Une amie de Mademoiselle de Lamourous, Jeanne Pichon de Longueville avait ouvert un un lieu d’accueil  aux femmes qui, poussées par le repentir, espéraient échapper au “sinistre milieu” !…

Marie-Thérèse avait une telle horreur de ces femmes, qu’elle s’imposait de longs détours pour ne pas les rencontrer. Cependant, elle fait taire ses sentiments et accepte d’aller voir ces pauvres femmes. Dès qu’elle se trouve parmi elles, sa répugnance à leur égard disparaît : un torrent de paix inonde son âme. 
Mademoiselle de Lamourous leur serre la main et ce geste familier attire l’estime des “repenties” qui s’écrient : “Ah ! en voilà une qui viendra à bout de nous !”
… pourtant elle hésite encore et retourne à son Ermitage.

Son Directeur spirituel la laisse libre. Un songe l’aide à se décider :  elle voit le jugement dernier où les “repenties” avant de tomber dans l’abîme lui lancent ce reproche : “Si vous étiez venue, nous serions sauvées”…

Marie-Thérèse, bien que malade, part aussitôt. Elle est incapable de faire la route à pied. Elle monte sur une ânesse pour se rendre à Bordeaux. Se contentera-t-elle d’une simple visite ? Elle craint… et désire un acte d’héroïsme.
En arrivant à Bordeaux, Marie-Thérèse, accompagnée du Père Chaminade visite à nouveau les “repenties”.

Au moment de se retirer, elle prend la chandelle, reconduit ses amies à la porte et, là, comme pour leur jouer un bon tour, dit simplement : “BONSOIR, JE RESTE” … et “la Miséricorde” est née !

Les débuts de l’œuvre sont difficiles. Se fiant à la Providence, Marie-Thérèse ne refuse aucune des personnes qui demandent refuge… Mademoiselle de Lamourous sut faire partager le secret de son œuvre fondée sur cette Parole de l’Évangile.

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Mademoiselle de Lamourous devint fondatrice d’une Congrégation religieuse à la demande de ses collaboratrices.

Au fil des années, l’accueil  s’élargit à celui des jeunes femmes en difficultés personnelles et familiales graves.

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