“L’attente dans l’espérance et dans la vigilance”,méditation du 1er dimanche de l’Avent

Le Père Jésuite Ephraïm Landu, nous introduit à la méditation des textes liturgiques du 1er dimanche de l’Avent.

Chers frères et sœurs dans le Seigneur,
Nous commençons en ce dimanche un des temps forts de notre liturgie, celui de l’Avent. Au début d’une nouvelle année liturgique, nous pouvons ressentir de l’enthousiasme dans la perspective des festivités de Noel et de Nouvel an qui approchent. Nous nous projetons donc dans l’attente des jours joyeux, des jours où l’on suspend et met en épochè nos angoisses, préoccupations, nos vicissitudes, pour festoyer en se retrouvant en familles ou en communautés avec frères, sœurs, amis et parents.

Mais si le début de l’Avent peut nous enthousiasmer dans la perspective des fêtes qui approchent, il devrait davantage nous mobiliser et nous questionner dans notre être chrétien, à élucider le sens profond de notre attente de cet événement fondamental de notre foi, la naissance du Christ, de l’Emmanuel, la divinité prenant notre condition humaine pour demeurer parmi nous.

Et les textes que la liturgie nous propose en ce jour, nous invite à renouveler notre compréhension de l’attente du Messie parmi nous. La première lecture, tirée du deuxième chapitre du livre d’Isaïe, nous rappelle ce que signifie l’attente, c’est une marche. Nous marchons vers Jérusalem, vers la cité de Dieu où Yhwh rassemble toutes les nations pour jouir de la paix éternelle de son royaume. Notre attente n’est donc pas passive, elle est une marche.

Avec l’avent, nous nous mettons sur la route de l’espérance, avec la conviction ferme que le Seigneur chemine avec vous et en même temps il vient vers nous.

L’Avent est donc ce temps de grâce qui ravive notre espérance des jours de paix perpétuelle, où on ne lèvera plus l’épée nation contre nation, et on ne s’entraînera plus à la guerre. Toutefois, cette espérance des jours joyeux et de paix, nous devons la vivre dans la vigilance de garder notre regard toujours fixé et tourné vers Jésus. Et c’est dans cette dynamique que nous pouvons comprendre l’interpellation de Saint Paul de sortir de notre sommeil dans la deuxième lecture, tirée du treizième chapitre de l’épitre aux Romains.

L’apôtre fait usage de deux verbes qui appartiennent au langage de la conversion : Rejeter et Revêtir.

Nous sommes appelés à rejeter les activités des ténèbres, pour nous revêtir du combat du Christ. Ce combat qui est une vigilance sans cesse à demeurer dans la lumière. Et la péricope de l’Evangile de Saint Matthieu du vingt quatrième chapitre, que nous lisons en ce premier dimanche de l’Avent, nous rappelle que ce combat pour la lumière devrait mobiliser tout notre être dans l’attente du Messie, nous appelant à sortir de nos assurances, de nos certitudes humaines sans limites, pour mettre notre foi dans le Seigneur. Sortir de notre sommeil signifie donc pour nous, nous dessaisir d’une foi superficielle, qui s’enlise dans la routine d’une vie chrétienne faite d’accoutumance, pour entrer dans une foi opérante qui veille et s’active dans l’espérant attente du Christ. Que Dieu rende donc vigilants, en ce début du temps de l’Avent, ceux qui attendent et espèrent le Seigneur.

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