Soeurs de Marie Joseph et de la Miséricorde
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        La Chapelle des "Annonciades"

La Chapelle des "Annonciades"

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  • 23 novembre 2013
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L’ACHAT DE L’ANNONCIADE

« - Croyez-vous fermement que votre œuvre vient de Dieu ? demande M.Chaminade.
- Oui.
- Eh bien, achetez les deux lots pour avoir l’église. »


Des monastères construits à Bordeaux, sous l’Ancien Régime pour les religieuses contemplatives, seul demeure de nos jours l’Annonciade. De hautes murailles le défendent. La Révolution diminua d’un bon tiers l’enclos primitif, mais laissa l’essentiel groupé : l’église et son cloître, le chapitre, les parloirs, le réfectoire, et les cellules.

Après le départ des moniales en 1792, les bâtiments sont occupés par divers locataires : de 1704 à 1805, une raffinerie de salpêtre encrasse les voûtes et les murs de l’église ; un cabaret attire les militaires de l’hôpital tout proche.

En 1807, la caisse d’amortissement met en vente le monastère, qu’elle partage en deux lots. Marie-Thérèse veut en acheter un : « Croyez-vous fermement que votre œuvre vient de Dieu ? demande M. Chaminade.
- Oui.
- Eh bien, achetez les deux lots pour avoir l’église. »

Et le 2 septembre, l’Annonciade fut adjugée pour 22 500 livres à la « dame Thérèse Lamourous, directrice de la Miséricorde ». Un grand jardin, de petites cours, des bâtiments délabrés mais spacieux, c’était la terre promise, bien que s’élevât au cœur du couvent un entrepôt militaire, servitude fâcheuse dont la Miséricorde ne pourra se libérer qu’en 1840.

Il restait à payer et pour commencer, à verser dans les trois mois le cinquième du prix.
Rien ne saurait empêcher un Bordelais d’aller à ses vendanges ; Marie-Thérèse emporte en Médoc ses angoisses financières tempérées d’autres soucis :
« J’écoulerai ma cuve ce soir ou demain matin, écrit-elle le 25 septembre, je ferai mon vin « treuillis » demain soir… Je mets dans le sein de Dieu les embarras du premier pacte. »

De retour à Bordeaux, elle emprunte pour régler l’acompte et donne en garantie son ermitage ; elle entreprend les réparations les plus urgentes et, le 9 avril 1808, veille des Rameaux, installe enfin ses filles dans leur nouvelle résidence....

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