Soeurs de Marie Joseph et de la Miséricorde
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      Chemin de croix

Chemin de croix

Chapelle de la Maison Mère

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  • 18 novembre 2014
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Le Chemin de Croix que nous pouvons admirer dans notre Chapelle a été réalisé en céramique d’art par Henry SIMON, artiste peintre et céramiste vendéen. Il est le fruit 18 mois d’études, de contemplation ; il a été l’occasion de nombreux échanges de vues entre artiste, notre aumônier le P. DUGAST et plusieurs sœurs de la congrégation.

Très certainement, ce Chemin de Croix qui est œuvre d’art est très réellement œuvre de piété profonde et moyen d’approfondissement de notre vocation, de ses exigences et des heureux fruits de notre fidélité à mettre nos pas dans les pas du Seigneur.


Il se présente en tableaux de 80/80 avec 7 cm. au-dessus un texte ordinairement tiré de la Bible et également à 7cm en dessous un autre texte extrait le plus souvent des maximes de mère Saint Augustin, une de nos fondatrices.

Lors de sa mise en place, le 1er décembre 1961, le P. DUGAST le présenta ainsi :

  • Stations 1/2/3 : le fait de la rédemption où Jésus donne sa vie pour nous.
  • Stations4/5/6/7/8 : l’Appel ; l’invitation à continuer près de jésus, avec Jésus, Marie et le Cyrénéen.
  • Stations 9/10/11 : la réponse, nos vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance.
  • Stations 12/13/14 : les fruits pour Jésus, pour nous et pour toutes les âmes.

Vie de Mr. Henry Simon

http://henrysimon.com/

Henry Simon est né le 28 décembre 1910 à Saint-Hilaire de-Riez, son père est instituteur, il décède en 1912. L’école sera le domaine de son enfance, sa mère occupe ses loisirs à peindre. Henry montre de réelles dispositions pour le dessin. la caricature de son instituteur lui assure le succès auprès de ses camarades. Il aura deux frères René l’aîné qui deviendra instituteur et André le cadet qui sera professeur. Vers 1918, Henry commence à dessiner stimulé par sa mère.

Henry termine ses études primaires à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée) en 1922, et entre au collège Viète de fontenay-le-Comte (Vendée), il y sera interne. Issu d’un milieu laïque, il est pourtant conquis par un portrait de Sainte Thérèse de l’enfant-Jésus dans une vitrine Fontenaysienne et oeuvre de son professeur de dessin Mr Carriat. Ce dernier lui obtient l’autorisation de passer son temps dans la salle des plâtres où il croque les figures antiques. Il y rencontre Roger Allaud, aquarelliste. Il entre en 1928 à l’école des Beaux-Arts de Nantes, là, Emile Simon, Alexis Lesage et Patay lui enseignent les éléments essentiels de la peinture mais avant tout du dessin. En 1930, Henry reçoit le prix Decré destiné à un jeune artiste pour le tableau "Vocation", un portrait de son frère André en officier de marine, "officier fantaisiste" puisque l’idéal d’aventure s’en alla faute de pouvoir supporter les remous marins.Exposition au Salon Yonnais organisé par Alain-James d’Ayzac, conservateur au Musée de La Roche-sur-Yon, René Gobin, galiériste et Charles Borion mécène.

En 1932, il arrive à Paris où il s’installe dans un atelier de la cité Falguière et il rentre à l’école des Beaux-Arts dans l’atelier de Lucien Simon en compagnie de Jacques Despierre(1912), Guily Joffrin (1909) et Georges Rhoner (1913). Il reçoit le prix "Conté" destiné aux jeunes artistes de l’école des Beaux Arts. Durant cette époque, il fréquente les ateliers de Fougerat, Troncet et Cannictioni.

En 1934, il revient en Vendée à Croix-de-Vie chez sa mère où il travaille seul. En 1935, alors qu’il peint sur la plage, il fait la connaissance du collectionneur Vendéen Alain-James d’Ayzac qui le présente à Jean Launais (1898-1942). A partir de cette époque Henry Simon fréquente Saint-Jean-de-Monts où un certain nombre d’artistes travaillent ensemble. Ces peintres se réunissent très souvent soit chez le restaurateur Armand Lainé ou l’hôtelier Jean Guériteau (ce que les historiens locaux ont dénommé le groupe de St-Jean-de-Monts). Conversion au catholicisme. Baptisé par le vicaire général Braud dans la chapelle du collège Saint Stanislas à Poitiers le 23/07/1935. Henry Simon décorera la chapelle Sainte Anne de La tranche.

En 1937, Henry Simon réalise avec Jean Launais une fresque de 36m2 pour le pavillon du Poitou à l’Exposition Universelle de Paris. Cette période des années 1930 est marquée par une inspiration typiquement locale où les sujets campagnards du marais de Monts sont repris dans la tradition de charles Milcendeau (1873-1919) qu’il vient de découvrir, mais avec une certaine liberté dans le dessin qui s’éloigne du classissisme français de Milcendeau sous l’influence de Launais.

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier à Dunkerque en 1940, transféré dans un stalag de Prusse Orientale. Là, il se lit d’amitié avec le graveur Charles-Emile Pinson qui l’invite à travailler et à s’exprimer quel que soit le support. Il continue dans sa baraque de prisonniers à peindre et dessiner selon ses possibilités matérielles. Au retour de captivité, il réalise avec son frère André, l’album "Compagnons du silence". Il sera édité en 2005 par les Editions Cénomane. Il rejoint une troupe théâtrale sous la houlette de Georges Adit qui lui fait reprendre goût à la vie. il fera du théâtre pendant 5 ans.

Henry Simon se remet à peindre et reprend le rythme de ses expositions d’avant-guerre. henry s’oriente vers de grands travaux de décoration d’édifices publics. Ce sera dans les années 1960, le casino municipal des Sables D’Olonne, celui de Saint-Jean-de-Monts "La Pastourelle", le cinéma familial de St-Gilles-sur-Vie. Il fera un séjour de trois semaines en Algérie à Kouba en 1950 qui suivra son mariage avec Monique Porteau, le 7 septembre de la même année, il revient confirmé dans ses recherches de couleur. A partir de cette année là, il relancera la faïencerie de Pornic. Henry et Monique auront huit enfants Jean-Luc, Dominique, Anne, Elisabeth, Pascal, Frédérique, Véronique et Olivier.

En 1954, Henry fait construire une bourrine "Les Rimajures", atelier-galerie qui abritera ses peintures et poteries. La décennie achevée, Henry se tourne vers les thèmes bien précis, l’eau, la jeunesse, les gens du marais vendéen et de la mer... qu’il installe dans le mouvement et la lumière, tous traités de façon expressive et poétique.

En 1960, Monique et Henry s’installe dans la maison familiale à Saint-Hilaire-de-Riez qu’ils nomment "Notre-Dame-des-Marais". Dans les années 1965-1968 ils y installeront leur second four pour les céramiques. dans cette maison, Henry a fait construire son atelier d’artiste qui l’accompagnera toute sa vie. Sur une idée de Francette Louvel, il ouvrira en parallèle une galerie de vente à croix-de-Vie en face de la gare, nommée "Les Ramages". A partir de cette époque, henry Simon travaille sur des thèmes bien définis tels que l’eau, la jeunesse, la danse, la musique, les jeux, le cirque. Il expose en 1968 au Musée Galliéra à Paris, le tableau "mon huitième enfant" est remarqué pour sa composition chaleureuse, empreinte d’une discrète jubilation. L’année suivante, Henry illustrera "le petit chose" d’Alphonse Daudet (1969) à la demande des Oeuvres des Pupilles de l’enseignement public.

De 1972 à 1987, il réalise des décorations pour les édifices publics de sa région et devient ainsi, malgré lui l’artiste officiel. Il continue à travailler dans le calme de son atelier sur des thèmes bien définis, puis certaines oeuvres sont imprégnées des aspects du début de sa carrière faisant revivre mes traditions de son pays. En 1976, Henry est nommé Chevalier des Arts et des Lettres. Pendant plusieurs années, il organisera un salon au Palais des Congrès de Saint-Jean-de-Monts où exposent régulièrement les 12 amis de la côte de Lumière. henry reçoit le prix Charles Milcendeau. Entre 1980 et 1982, à la demande du maire de Saint-Hilaire-de-Riez, Henry réalise 6 grandes toiles qui parent les murs de l’église.

Le 27 février 1987, Henry meurt à Saint-Hilaire-de-Riez parmi les siens.

Quelques oeuvres : Maraichine au foulard, petite danseuse, bouquet d’anémones, paysage breton, l’allée cavalière, Algérienne au bol, algérienne accroupie, les vendanges, marché aux bestiaux à Soullans, celui qui a faim, la ronde, préparatifs, la charrette noire, la partie de cartes, formes.

BIBLIOGRAPHIE : "Les Amis d’Henry Simon" (Voir lien site internet page d’accueil de mon site).

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